Le cœur ou la raison ?

8 juillet 2017 § 5 Commentaires

Des mois d’absence et me voilà à nouveau au contact d’un clavier. Ou plus précisément, au contact des mots, ceux-ci qui m’avaient tant manquer. Tout ceci s’explique, mais peu importe.

Je suis en proie à un nombre incalculable de doutes, encore. Je me réfugie auprès de ce qui me correspond le plus et qui me fait le plus de bien : les mots. Pour y trouver un sens, peut-être. Ou simplement pour qu’ils soient posés là, quelque part. Pas de texte travaillé cette fois-ci, juste les pensées qui se baladent sous mes doigts.

Où est la balance entre ce qui est judicieux et ce qui rend heureux ? Parce que, évidemment, les deux ne sont pas toujours de paire. Ce serait bien trop facile. Je suis face à des choix, des doutes, une vie. Ecouter le coeur ou la raison ? Parce que les deux ne s’accordent pas cette fois.

Lorsque j’ai donné la vie pour la première fois, il y a 8 ans, mes choix ont dû se succéder ensuite. J’étais devenue mère. Responsable d’un petit être qui avait, qui a, tant besoin de moi. Quelque part, je devais lui rendre des comptes. Faire tout ce qui est en mon pouvoir pour le rendre heureuse. Alors les choix judicieux se sont enchainés. J’ai passé plusieurs années à ne choisir que ce qui était, à priori, le plus intelligent. Que ce qui permettrait à ma fille d’avoir une vie convenable, et je parle de là surtout d’un point de vue matériel. En faisant ces choix, je n’ai pas suivi mon coeur mais ma raison.

Aujourd’hui, les choses se bousculent, les questions m’assaillent. Pour ceux qui auront eu le courage de lire jusqu’ici : je vais donner la vie, une deuxième fois. Dans 6 mois environ. Et je m’interroge. Est-ce vraiment ce que je veux apprendre à mes enfants ?

Rentrer dans la case qu’on leur donne, tout faire pour décrocher un CDI puis contracter un prêt, acheter une maison et une jolie voiture ? Il y a 10 ans de ça j’étais parfaitement contre ce genre de vie. Je ne veux pas du matériel si c’est pour faire « Comme les autres » ou même si c’est « pour faire bien » parce que c’est le plus intelligent, la sécurité. Il y a 10 ans j’étais répugnée et je ne comprenais pas ces gens qui se levait tous les matins pour un travail qu’ils n’aimaient pas. Simplement pour pouvoir s’offrir le dernier téléphone à la mode.

Mais aujourd’hui, tout n’est plus aussi simple. En effet, à l’instant où nous sommes responsables d’autrui, les choses deviennent différentes. La sécurité financière est importante, oui. Et pourtant je me pose la question : est-ce vraiment ce que je veux apprendre à mes enfants ?

J’ai choisi de faire une formation d’assistante de gestion, simplement pour pouvoir décrocher un travail et gagner un salaire. Ça ne me plait pas, ça ne me correspond pas, ce n’est pas le choix de mon cœur mais plutôt celui de ma raison, influencée par mon entourage. Et je n’en suis pas heureuse.

Je disais à Lui, il y a quelque jours, que les seuls choix qui me rendent heureuse sont ceux que j’ai fait avec le cœur. Alors, oui, ils m’ont apporté la misère parfois. Mais ce sont les seuls que je ne regrette pas.

Arrivée à un nouveau tournant de ma vie, dois-je écouter mon cœur, au risque de me faire nombreux ennemis, au risque de décevoir mon entourage, d’être incomprise et en proie aux doutes ou dois-je écouter mon cerveau pour « rentrer dans la case » et être sûre de pouvoir subvenir au besoin financier de ma famille ?

La vérité est que cette vie, ma vie depuis quelques années, ne me ressemble pas. Je ne suis pas assistante de gestion. Je ne suis pas organisée, je n’arrive pas à garder une maison parfaitement rangée ni à faire mes comptes tous les mois. Je suis une artiste. J’aime écrire, j’aime photographier, j’aime la musique, j’aime rêver. J’aime être naïve et dans les nuages, j’aime redevenir enfant parfois. Et tout ça ne m’appartient plus. Pas tant que je continuerai à suivre ma raison.

Mes enfants doivent-ils faire des sacrifices pour avoir un travail plus tard, une jolie maison ou doivent-ils suivre leur instinct, leur rêve, ce qui les rendra heureux ? Les deux ne sont peut-être pas incompatible pour certain. Pour moi, ça ne va pas ensemble. Le sacrifice est trop grand.

Qui ne ressemble pas…

4 avril 2017 § Poster un commentaire

Lundi

3 avril 2017 § 2 Commentaires

3 avril

La jalousie amoureuse est elle un sentiment légitime  ? 

Mène-t-elle à autre chose qu’une éminente destruction  ?

Je veux d’aventures une vie plus saine émotionellement que celle qui m’incombe jusqu’à maintenant. 

Dimanche

11 mars 2017 § Poster un commentaire

J’ai comme une absence. 

Quelque chose comme de l’inconscience.

Et pourtant, je n’avance. 

Je sauve juste les apparences.  

Vendredi

23 décembre 2016 § 4 Commentaires

Vingt-trois décembre

Dis mois, as-tu déjà regardé une personne en étant sûre que celle-ci partagerait ta vie ? En souhaitant qu’il soit le père de tes enfants ? En songeant à vivre toutes les joies du monde à ses côtés ? As-tu déjà glissé ton regard dans les yeux d’une personne en discernant le feu escalader ton corps ? En soupirant à partager rires et sanglots, gaietés et brûlures ? As-tu déjà contemplé une personne et oublié tout le reste, comme si le monde s’éraflait, comme si l’univers était au fond de ses yeux ? As-tu déjà trouvé un homme si beau que tout ton corps s’anime, s’embrase ? As-tu déjà observé une personne et su que ton souhait le plus cher serait de la regarder encore et encore ? As-tu déjà regardé quelqu’un en sachant que ta place était en lui, en son cœur, en son corps ? Dis-moi, as-tu déjà regardé une personne en te sentant capable de gravir toutes les épreuves ? Comme le vent qui sublime les feuillages, le soleil qui consume l’univers, l’immensité des étoiles qui parsèment ses yeux.

 

Lundi

28 novembre 2016 § 5 Commentaires

Vingt-huit novembre

Hier soir.

Allongée sur mon moelleux matelas, je méditais. Enfin, mes pensées valsaient. J’ai glissé les écouteurs aux portes de mes oreilles et mes pensées se sont mises à danser.  Jusqu’à ce que, oh misère.  Cet air ne te rappelle-t-il rien ? Me dis-je. Bien sûr, que je me souviens. Il faisait noir et froid, tellement froid. La dernière fois que cette complainte se fonda en mes tympans, j’étais avec le pervers narcissique. Allongée sur un moelleux matelas, à vomir mes tripes.

J’arrache les écouteurs. Non, je ne veux plus y penser. Je tremble. Ce sentiment, j’ai peur. Alors j’attise la lumière et tente de reprendre mes esprits. « Tu vas bien, enfin, je vais bien ». J’essaye de m’en persuader mais je grelotte encore. Je tombe de ce moelleux matelas, le sol est froid. Vite, de la chaleur. J’ouvre brusquement la porte de notre chambre. Il est assis juste là, Lui. Ce n’est pas le pervers narcissique. Alors je m’allonge sur le canapé, du côté du feu. J’installe ma tête sur ses genoux, il me concède quelques caresses et me laisse fermer les yeux, sans poser de question. Il est là et il m’est impossible d’écrire à quel point il me fait du bien.

Jeudi

24 novembre 2016 § 5 Commentaires

Vingt-quatre novembre

Encore hier, je disais à la voisine : il ne faut pas avoir peur. Tu sais, le célèbre précepte, eh bien il dit : la peur n’évite pas le danger.  Elle me répondit que de toute façon, elle préférait trépasser au petit matin plutôt qu’exister dans la crainte. Alors je réfléchis. Je commence à comprendre qu’il n’y a pas de réponse ni de vérité. Mais la peur m’a parfois évité des dangers, instinct animal qui remplace l’anxiété par la prudence. N’est-ce pas alors de la pudeur ? A-t-on créé des peurs ?

Je connais la peur. Plusieurs de ses visages. Et à chaque visite, elle me semble douloureuse. Saumâtre souffle qui m’insuffle des tremblotements paralysants. Je ne tiens pas à être ankylosée sous le poids de la peur, j’ai cette impression qu’elle ne m’apporte pas grand-chose. Et pourtant, au fil de la discussion (et je ne l’ai pas dit), j’ai compris que cet instinct me sauva de bien des dangers mais qu’il me poussa dans bien des pièges, aussi.