Qui ne ressemble pas…

4 avril 2017 § Poster un commentaire

Lundi

3 avril 2017 § 2 Commentaires

3 avril

La jalousie amoureuse est elle un sentiment légitime  ? 

Mène-t-elle à autre chose qu’une éminente destruction  ?

Je veux d’aventures une vie plus saine émotionellement que celle qui m’incombe jusqu’à maintenant. 

Dimanche

11 mars 2017 § Poster un commentaire

J’ai comme une absence. 

Quelque chose comme de l’inconscience.

Et pourtant, je n’avance. 

Je sauve juste les apparences.  

Vendredi

23 décembre 2016 § 4 Commentaires

Vingt-trois décembre

Dis mois, as-tu déjà regardé une personne en étant sûre que celle-ci partagerait ta vie ? En souhaitant qu’il soit le père de tes enfants ? En songeant à vivre toutes les joies du monde à ses côtés ? As-tu déjà glissé ton regard dans les yeux d’une personne en discernant le feu escalader ton corps ? En soupirant à partager rires et sanglots, gaietés et brûlures ? As-tu déjà contemplé une personne et oublié tout le reste, comme si le monde s’éraflait, comme si l’univers était au fond de ses yeux ? As-tu déjà trouvé un homme si beau que tout ton corps s’anime, s’embrase ? As-tu déjà observé une personne et su que ton souhait le plus cher serait de la regarder encore et encore ? As-tu déjà regardé quelqu’un en sachant que ta place était en lui, en son cœur, en son corps ? Dis-moi, as-tu déjà regardé une personne en te sentant capable de gravir toutes les épreuves ? Comme le vent qui sublime les feuillages, le soleil qui consume l’univers, l’immensité des étoiles qui parsèment ses yeux.

 

Lundi

28 novembre 2016 § 5 Commentaires

Vingt-huit novembre

Hier soir.

Allongée sur mon moelleux matelas, je méditais. Enfin, mes pensées valsaient. J’ai glissé les écouteurs aux portes de mes oreilles et mes pensées se sont mises à danser.  Jusqu’à ce que, oh misère.  Cet air ne te rappelle-t-il rien ? Me dis-je. Bien sûr, que je me souviens. Il faisait noir et froid, tellement froid. La dernière fois que cette complainte se fonda en mes tympans, j’étais avec le pervers narcissique. Allongée sur un moelleux matelas, à vomir mes tripes.

J’arrache les écouteurs. Non, je ne veux plus y penser. Je tremble. Ce sentiment, j’ai peur. Alors j’attise la lumière et tente de reprendre mes esprits. « Tu vas bien, enfin, je vais bien ». J’essaye de m’en persuader mais je grelotte encore. Je tombe de ce moelleux matelas, le sol est froid. Vite, de la chaleur. J’ouvre brusquement la porte de notre chambre. Il est assis juste là, Lui. Ce n’est pas le pervers narcissique. Alors je m’allonge sur le canapé, du côté du feu. J’installe ma tête sur ses genoux, il me concède quelques caresses et me laisse fermer les yeux, sans poser de question. Il est là et il m’est impossible d’écrire à quel point il me fait du bien.

Jeudi

24 novembre 2016 § 5 Commentaires

Vingt-quatre novembre

Encore hier, je disais à la voisine : il ne faut pas avoir peur. Tu sais, le célèbre précepte, eh bien il dit : la peur n’évite pas le danger.  Elle me répondit que de toute façon, elle préférait trépasser au petit matin plutôt qu’exister dans la crainte. Alors je réfléchis. Je commence à comprendre qu’il n’y a pas de réponse ni de vérité. Mais la peur m’a parfois évité des dangers, instinct animal qui remplace l’anxiété par la prudence. N’est-ce pas alors de la pudeur ? A-t-on créé des peurs ?

Je connais la peur. Plusieurs de ses visages. Et à chaque visite, elle me semble douloureuse. Saumâtre souffle qui m’insuffle des tremblotements paralysants. Je ne tiens pas à être ankylosée sous le poids de la peur, j’ai cette impression qu’elle ne m’apporte pas grand-chose. Et pourtant, au fil de la discussion (et je ne l’ai pas dit), j’ai compris que cet instinct me sauva de bien des dangers mais qu’il me poussa dans bien des pièges, aussi.

Mercredi

23 novembre 2016 § 9 Commentaires

Il avait les cheveux en broussaille.

De ces coupes qui s’installent au réveil, cette petite mèche qui se rebelle, l’épi indocile. Aujourd’hui, il avait les cheveux en broussaille. Et, oh comme il était beau.  Je l’ai vu et je n’ai eu nul besoin de l’ouïr, nul besoin d’espérer un de ses sourires, nul besoin de savoir de quel pied il s’était levé. Il était beau. Point barre.

Je n’ai pas eu les papillons dans l’abdomen, comme ils se plaisent à le formuler dans les films. Ni papillon, ni frisson, ni un cœur qui saute. Non, rien de tout ça. Il était là, en train de me préparer à manger et il était beau. Alors j’ai eu chaud. Alors j’ai compris quel amour  je lui portais.

Il ne s’agit pas de cet amour que l’on ressent à 16ans. Celui qui brûle et consume, celui qui embrase les boyaux, qui fait tantôt très mal, tantôt beaucoup de bien. Cet amour que l’on croit invincible. « Toujours pour toujours ». Non, il ne s’agit pas de cet amour-là.

Je n’aime pas l’amour. Je veux dire, je n’aime pas pour aimer. Je l’aime lui. Je ne peux me passer de ses yeux bleus, de son sourire. Je ne peux me priver de ses câlins, de sa tendresse, de sa créativité, de son ingéniosité, de son talent. Je suis amoureuse de ses défauts, de sa façon de réagir lorsqu’il est contrarié, de son pessimisme qui parfois m’oblige à être si optimiste qu’il m’en pousserait presque des ailes.

J’aime être avec lui. Pas parce qu’il m’aime, pas parce que j’aime être avec quelqu’un, pas parce que je suis amoureuse de l’amour. J’aime être avec lui parce que c’est un homme généreux, parce qu’il est bon, parce qu’il est la meilleure personne que je connaisse.

Je l’aime de cette façon. Je suis si amoureuse de sa personne que je doute pouvoir lui survivre. Enfin je veux dire, cet amour m’apprend, me donne, me pousse en avant, me comble. Grâce à lui. Alors sans tout ça, je ne suis que poussière.

Et parfois on se chamaille, parfois nous nous aimons un peu moins, parfois nous en avons marre, parfois. Mais jamais je n’oublie cet amour-là, je sais qu’il reste là, attendant que la tempête passe. Je sais que cet amour n’est pas celui qui consume plus qu’il n’instruit. Cet amour-là est celui qui transporte parce qu’il est inconditionnel. Parce qu’il n’attend rien.

Peu importe ce qui pourrait nous arriver, je ne suis pas naïve. Je serai toujours amoureuse de cet homme-là, qui vit aujourd’hui à mes côtés. Peu importe, cet amour-là ne meurt jamais vraiment.