Petit (1)

18 novembre 2018 § 1 commentaire

Pourquoi l’amour ?

 

L’amour fraternel : ok. L’amour maternel, paternel : ok. L’amour ‘familial’ : ok.

Mais l’amour avec le grand A ? Le fameux grand A. Il consume. Il fait souvent beaucoup de bien mais aussi beaucoup de mal. Il s’accroche, il insiste, il continue, il persiste mais pourquoi ?

 

– En aparté –

Je suis amoureuse de Lui. Mais il me fait souffrir. Il me ment, je ne sais pas a quelle fréquence mais je sais qu’il le fait et c’est important pour moi, la confiance. Depuis la naissance de Petit Nous, notre vie sexuelle est devenue presque inexistante (problème à régler dans un autre article). Et il a un ami avec lequel il discute beaucoup. De tout, mais principalement de sexe.

Un jour, je lui aie demandé si cet ami était au courant de notre vie sexuelle. Il m’a répondu que bien sûr que non, d’un air outré que j’ai pu imaginer ça. Sauf que c’était un mensonge puisqu’en effet j’avais lu quelques heures plus tôt l’aperçu d’un message qui disait ‘toujours ambiance monastique chez toi?’. Ce même ami est a priori même au courant de ma période menstruelle. Je suis souvent contente qu’il ait quelqu’un a qui se confier mais ça m’implique parfois et de fait, tout n’est pas expliqué comme il le faudrait puisqu’il ne dit pas a cet ami qu’il boude un jour sur deux et que du coup, pour avoir envie d’ébats sexuels c’est peut être plus compliqué. Alors pourquoi trouve-je le regard de cet ami si important ? Je n’en sais fichtre rien. J’aimerais bien juste m’en foutre. J’ai essayé d’ailleurs. Mais ça m’est impossible.

Tant qu’à être dans les griefs que j’éprouve envers et contre Lui, il me fait tourner en bourrique et pour être franche je déteste ça. Pendant deux jours, tout va bien, il est mielleux, il semble être à l’écoute. Puis les deux jours suivants, pas un mot ne m’est adressé, il est bougon et désagréable avec tout le monde (petite Moi, petit Lui en pâtissent énormément et je dois continuellement ‘rattraper le coup’). Mais je l’aime. Alors pourquoi?

 

PS: j’ai écris tout ça et avant de cliquer sur ‘publier’ je lui aie envoyé. Parce qu’après tout, il faut qu’il sache, non ?

Publicités

Ancré, encré

24 septembre 2018 § 1 commentaire

Lundi

24 septembre 2018 § 3 Commentaires

Vingt-Quatre septembre

J’étais au volant de ma voiture, éprise de sensations biscornues. Et si tu posais ton regard sur mon corps, que verrais-tu à cet instant ? Une demoiselle, plutôt petite. Des longs cheveux peint en noir. Ce matin, ils étaient lisses mais souvent, ils arpentent des courbes plutôt hasardeuses. De grands yeux chocolat dans lesquels il est possible de parcourir tout un univers, à condition d’y prêter attention. Un grand nez au milieu du faciès, entouré de petites taches de rousseur. Vêtit d’un sarouel noir, d’un habit rouge et d’un petit gilet. Et si tu posais ton regard sur mon corps à cet instant, tu verrais mes pieds se dresser lentement au sol, protégés par des Converses d’un bleu océan. Mais si tu posais ton regard sur mon corps à cet instant, tu verrais de la vie. Beaucoup de vie.

Dimanche

23 septembre 2018 § 7 Commentaires

Vingt-trois septembre

C’est son anniversaire, à papa. Je voudrais pouvoir lui souhaiter le meilleur et pourtant j’ai conscience de sa tristesse.

Je lui en veux. Depuis bon nombre d’années. Je suis consciente que c’est extrêmement compliqué. Mais il ne m’a pas sauvé du pervers narcissique. Et pourtant il a vu.

Lorsque je suis partie, lorsque j’ai réussi à échapper aux griffes du pervers, je pensais être libre. Il n’en était rien. Il a gardé une emprise sur moi les semaines suivantes. J’ai été sa marionnette maintes fois alors même que je ne vivais plus avec. Il m’a menacé de faire ce qu’il m’ordonnait sous peine de perdre ma fille. En l’écoutant, j’ai perdu la moitié de moi. Celle qui me restait.

Mon papa, lui, connaissait toute l’histoire. Il est resté sourd, muet et aveugle. Aveugle des émotions qui me traversaient , ou plutôt qui me poignardaient. Aujourd’hui, j’ai un mal fou à escalader la muraille que j’ai érigée pour me protéger. Ma confiance est bien cachée, enterrée sous un amas de douleurs.

Vendredi

21 septembre 2018 § 16 Commentaires

Vingt-et-un septembre

Tu ne pourras me dire qu’on brûle encore puisque tu n’en as peut-être jamais eu la sensation. Tu me regardes me démanteler, l’air assommé devant tant de tourments. Tes mains croisées me disent « Je ne sais pas quoi faire, désolé ». Tu serais prêt à tourner le dos en attendant que je m’écrase. Tu récolteras les petits morceaux, un peu plus tard, sans vraiment savoir quoi en faire ni comment les rapiécer. Tes démons te poussent à agir de la sorte et les miens me font chavirer. Je l’ai répété 100 fois, je me sens si seule. Pourtant je t’aime. Comme la toute première fois. Je te chéris comme je l’ai écrit il y a quelques années de ça. Je t’aime exactement de la même façon, inconditionnellement.

Mercredi

19 septembre 2018 § 3 Commentaires

Dix neuf septembre

Il me dit ‘Tu es belle’. Je fais non de la tête. Il répète ‘Tu es la fille aux grands yeux bruns et aux tâches de rousseur’. Je souris, j’aime bien être cette fille.

Lundi

17 septembre 2018 § 2 Commentaires

Dix sept septembre

Il a menti. Je l’ai entendu au fond de sa gorge, le goût du secret mêlé à la honte. Quelque petits mots et mon cœur se referme, toi dehors moi dedans.