Lundi

28 septembre 2015 § 10 Commentaires

Vingt-huit septembre

Tu ouvres les yeux sur une pâle lumière, divers bruits viennent égayer tes oreilles, tes mains se mettent à danser. Mais que se passe-t-il ? Il faisait si chaud avant, tu te sentais si bien. Les frissons commencent à te parcourir et tu perçois une étrange sensation : l’oxygéne s’infiltre en toi, c’est froid. Et à cet instant, tu te mets à pleurer, à crier de toute tes forces. C’était il y a vingt-quatre ans et aujourd’hui tu recherches encore cette chaleur qui te rassures.

Joyeux anniversaire à toi, mon moi du passé, du présent, du futur.

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Jeudi

24 septembre 2015 § 5 Commentaires

Vingt-quatre septembre

Il y a des matins où la rivière qui sillonne notre esprit longe son lit d’une paisible douceur, emportant nos pensées sur les flots de la béatitude. Lors de ces instants, nous sommes incapable d’imaginer la cascade que dévalera l’eau, un peu plus loin. Il est important d’apprécier la paix de l’instant, cette douce attitude qui semble apaisante.

Il y a des matins où le torrent qui parcoure notre coeur nous éloigne de la rive, nous ôtant les repères auxquels nous pourrions nous accrocher. Parfois, ces matins semblent interminables. Notre corps peine à se frayer un chemin tant les vagues sont robustes. L’eau gifle nos sentiments, comme une claque que nous donnerait le vent.

Il y a ces matins où nous sommes sur ce qui nous semble être la bonne voie puis il y a ces instants où nous peinons à rejoindre la rive. Lorsque le courant nous emporte, il nous est presque impossible de remonter à la surface sans attraper la main qui se tend face à nous. Nous connaissons les appels à l’aide, les bouteilles à la mer, comme jetées pour que jamais personne ne les retrouve. Mais généralement, nous sommes persuadés de remonter le courant à la seule force de nos bras, sans prendre la peine d’être aidé. Et pourtant, le cri de l’âme est bien plus bruyant que les maux de l’esprit.

Au grès des vagues qui nous emportent, nous pensons perdre notre vie, petit à petit. Et pourtant ce n’est qu’illusion. Sur le chemin que parcoure la rivière, des mains se tendent, des jambes courent pour nous rattraper, des cœurs nous crient leur amour.

Moments en vrac

21 septembre 2015 § 5 Commentaires

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Mardi

21 septembre 2015 § 5 Commentaires

Vingt-deux septembre

Mon ange.
Tu as fièrement soufflé sur les six bougies qui ornaient ton gâteau, il y a quelques semaines déja.
Lorsque je songe à t’écrire, les premiers mots qui me viennent à l’esprit sont ceux-ci :  » Pardonnes-moi « .
Pardonnes mes futures erreurs passées. Pardonnes les fautes que j’ai commise. Je rêvais d’une autre vie pour toi, je n’imaginais pas les choses de cette façon.
J’aurais souhaité t’offrir un quotidien entourée de tes deux parents. J’aurais souhaité profiter de ta présence chaque jour où le soleil se lève et non cinquante pourcent du temps. J’aurais aimé être plus patiente, plus demonstrative, plus tendre et plus douce.
Aujourd’hui, je t’apprends à vivre pour toi. À vivre sans moi. Voici mon ironie. J’aurais aimé te garder en moi jusqu’à la fin des temps. Mais mon rôle est sûrement de t’apprendre à voler de tes propres ailes.
Tu vas me dire qu’il nous reste beaucoup de temps et pourtant. Le temps ne s’achète pas, il ne se rattrape pas. Nous le perdons à chaque minute lorsque nous le gagnons à chaque seconde. C’est un cadeau éphémère, une bombe à retardement, comme un message qui s’autodétruit lorsque nous le lisons.
Drôle de discours pour un sixiéme anniversaire. Mes mots témoignent de l’immense respect que j’éprouve à ton égard. Et de l’amour à foison.
Je t’appelle soleil, étoile, lumiére, vie. Je ne t’aime pas simplement. Je t’aime au point de nourrir une impressionante force dans l’unique but de t’apprendre à affronter la vie, munie de ton propre courage, de tes propres fierté. Je t’apprend à t’aimer tout autant que moi je t’aime.

Je t’aime pour ce que tu es.

Jeudi

17 septembre 2015 § Poster un commentaire

Dix-sept septembre

Quand nous avons clairement et une fois pour toutes reconnu nos qualités et nos forces aussi bien que nos défauts et nos faiblesses, alors notre objectif est fixé à partir de là et nous nous satisfaisons de l’inatteignable ; nous échappons ainsi le plus sûrement, pour autant que notre individualité le permet, à la plus terrible de toutes les douleurs, l’insatisfaction par rapport à nous-mêmes, cette insatisfaction qui est la conséquence inéluctable de l’ignorance de l’individualité propre, de la fausse obscurité et de l’esprit présomptueux qui en résulte.

– Schopenhauer

Instants presents

8 septembre 2015 § 11 Commentaires

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Les avis divergent souvent à leur sujet. Et plus particulièrement au sein de mon entourage. Ils ne sentent pas bon, sont encombrants et dépendants. Oui, c’est vrai. Mais ils donnent sans compter, font preuve de plus d’humanité que certains humains, ont une affection débordante. Alors me voilà décidée à donner de l’amour à une nouvelle boule de poil.

Jeudi

3 septembre 2015 § 2 Commentaires

Trois septembre

La terrible jalousie peut sevir a n’importe quel moment et anéantir tout sourire. Peur de l’abandon, de la trahison ? De ce que nous nommons comme impardonnable, comme une souffrance que nous ne pouvons nous permettre de ressentir. Car nous pensons posséder l’autre, avoir l’exclusivité sur sa personne suite au premier baiser. Deux lèvres se touchent et il s’agit bien d’un engagement : celui d’être unique, ensemble. Celui de trouver la paix et le courage au creux d’un regard. Cette promesse de rester deux et non plus de ne faire qu’un.

La terrible erreur est de croire que nous possédons et sommes possédés : c’est faux. Personne ne nous appartient, pas même nos enfants. Et nous n’appartenons à personne. Nous partageons. Et le partage est le commencement.

Où suis-je ?

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