Mardi

29 décembre 2015 § 2 Commentaires

Vingt-neuf décembre

Tu t’es échappé de nos esprits, de nos cœurs. Le temps d’un souffle et te voilà reparti. Tu es insaisissable, comme le vent qui déplace la poussière, comme le flocon qui disparaît sur la paume. Noël. Tu es parti, trop vite. Et plus les années passent, plus tu peines à revenir. Je redoute le jour où tu ne sauras plus t’éprendre de mon cœur, ce jour où tu auras perdu les mots, ta voix se brisera en écho, à l’intérieur. Tu m’as fait mal, Noël. Parce que cette année, tu as décidé de mettre moins d’étoiles à l’intérieur de mes yeux. Reviens, tu me faisais tant de bien autrefois. Je m’agrippais à ton visage, comme un enfant s’agrippe à sa mère. Nourris-moi de ta poésie, de tes tendres mélodies et de tes douces lumières, infuses-moi ta magie. Je veux me nicher en ton sein et retrouver la chaleur d’antan, celle que je trouvais au pied de la cheminée, écoutant le bois crépiter, s’étouffant de ta chaleur. Reviens vite, noël. Tu me manques déja.

Quant à toi, année 2015, je te dirais « Bon vent ». Tu m’as bien eu, encore une fois. De ta main de fer dans ton gant de velours, tu as tortillé mes boyaux jusqu’à la dissolution complète de ma raison. Tu as été ma déraison mais peut-être m’as-tu appris, également. Peut-être m’as-tu vu grandir, mûrir, croître. Comme la graine qui tente de pousser, dans un monde austère et sans pitié. Tu m’as donné, aussi. Sans reprendre cette fois, sans singer tes ancêtres. Alors « Bon vent », mais « merci » aussi.

Moments en vrac

17 décembre 2015 § 4 Commentaires

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Mardi

15 décembre 2015 § 3 Commentaires

Quinze décembre

Un rêve. Et encore la déloyauté, la brûlure, le tourment. Ces sentiments qui me terrorisent. Ils m’émeuvent si souvent, s’éprennent de mon corps et font taper mon cœur si fort. J’ai peur de les ressentir à nouveau, ils font si mal. Perdue, encore. Abîmée, endommagée, égarée. J’avance hors-piste. Je prends des risques. Et je me sens vivante. Je ne sais pas où je vais, je sais plus très bien d’où je viens, parfois j’ai mal, mes cicatrices me font souffrir, parfois j’ai peur, parfois j’ai froid. Et l’ironie, oh quelle ironie : je vis. Je vis vraiment, entièrement, complètement. Et ça fait mal de vivre, un mal de chien.

Lundi

14 décembre 2015 § Poster un commentaire

Quatorze décembre

Quand tout ne s’explique pas. Pas encore.

Les weekend s’enchaînent, les jours se suivent. Et étrangement, c’est un peu comme si je me sentais grandir. Je laisse partir cette poussière qui me ramenait quelque fois dans l’enfance. Elle m’échappe, elle se glisse entre mes doigts et d’un souffle, s’en va. Je crois qu’elle ne s’en viendra plus. Par moment c’est douloureux. Et parfois c’est beau, vraiment beau. Les yeux embués, je regarde mon âme d’enfant s’envoler, un peu. Je sais, les souvenirs je les garde tout au fond. Mais cette âme, celle-ci qui me faisait croire à tant de jolies choses, celle-ci s’empare du vide au dehors. Elle part, juste comme ça. Je n’essaye pas de la retenir, je sais bien que c’est peine perdue.

Mardi

1 décembre 2015 § 4 Commentaires

Premier décembre

Bienvenue en décembre.

Le mois des grisailles et autres chamailleries, lorsque le ciel se couvre et nous enclot. Les arbres se dénudent, dévêtit de leur pudeur. Les fleurs fanent lentement et attendent un nouveau printemps. Les escaliers sont glissants et les pare-brise verglacés. Il fait un froid de canard, l’engouement des écharpes se fait ressentir. Les manteaux sont doublés, les pieds sont bottés.  Les yeux se surmènent, les corps sont énervés, les esprits engourdis. Ankylose du mois de décembre. Lui n’accorde peu d’importance à ce mois si spécial pour moi.

Non, il n’y a pas d’anniversaires ou d’évènements particuliers hormis Noël. Oh Noël. J’aimerais que tu reviennes. Les étoiles et les couleurs, les bougies et la chaleur, la cheminée et le sapin, les cadeaux et les baisers, le houx et les grandes tablées, les rires et tes sourires. Tu te perds, Noël. Tu te perds dans le cœur des autres. Tu n’es pas une religion, tu es une fabuleuse journée, où le monde se reconquiert, s’enlace et se resserre. Tu es cette journée où l’on se sent amoureux. Parce qu’il y a toutes ces lumières, c’est presque de la magie. Cette décoration, ce sapin au milieu de ton salon. Et tous tes proches qui te regardent, te sourient. Voilà pourquoi j’aime décembre. Parce que décembre annonce ton arrivée. Les fenêtres se mettent à chanter les couleurs et lorsque la nuit tombe, la maison s’illumine. Et la neige. Cette magie qui recouvre de blanc tout ce qu’elle touche.

Bienvenue en décembre, le mois des merveilles.

Où suis-je ?

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