Vingt-cinq avril

25 avril 2016 § 10 Commentaires

Et quand mes doigts sont arrivés juste au dessus du clavier, les mots se sont échappés.

Parfaire ma vie, la rendre plus jolie, telle était mon étoile du berger. Aujourd’hui, je comprend qu’il s’agit de mon regard. Ces yeux que je porte sur les événements, sur les sentiments, ces yeux qui s’emplissent de mélancolie, de regrets, trop souvent.

Comme parfois l’impression d’être dans une impasse, et parfois cette sensation d’être juste là où il faut. Tantôt partagée par ces regrets, par cette peur de se dire que tout ce que j’entreprend, je ne pourrai le faire qu’une seule fois. Parce que je n’ai qu’une seule vie. Toutes les décisions, les choix qui mènent sur un sentier qu’on ne peut rebrousser. On ne peut demander à recommencer, on ne peut se retourner. Pas de brouillon, pas de touche retour. Ca m’apeure.

Mon regard ne veut pas se tourner. Et pourtant j’aurais besoin de toute son attention. J’ai peur de me perdre. Être remplacée par une autre que moi, sur mon chemin. De ne plus me reconnaître, d’encore me haïr.

L’auto-psychanalyse ne fonctionne pas. Et je n’ai pas d’argent pour aller « voir quelqu’un » qui en coûte.

Où suis-je ?

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