Lundi

29 août 2016 § 10 Commentaires

Vingt-neuf août

La reprise.

La vie fourmille à nouveau, tout autour. J’entends chanter les moteurs et claironner les voix. La vie devient tout à coup plus impérieuse, asphyxiante, le temps presse. Il perd son abondance, devient précieux ou miséreux. On se renferme, à double tour.

Est-on réellement obligé(s) de l’habiter cette reprise ? Est-on obligé(s) à quoique ce soit ?

Oui. On peut penser que ce grouillement de nouvelles routines n’est pas une obligation mais un choix. Mais lorsqu’il n’y a qu’un seul choix comment appelle-t-on cela ? On raccommode nos lundis avec nos vendredis soirs et on part fourmiller dans le train-train de toujours.

La ville pullule à nouveau, elle foisonne, elle grouille.

Où suis-je ?

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